LES RACES DE LAPIN

 

Les lapins géants
Sur 50 races pures de lapins reconnues par la Fédération française de cuniculiculture, on distingue quatre grandes races principales:

Le Géant des Flandres 
Le premier standard de ce lapin d’origine belge a été fixé en 1895 mais les éleveurs français ne l’ont reconnu et adopté qu’en 1919. Il présente un grand corps long, avec une musculature puissante et une ossature forte. Ses oreilles sont droites avec leur extrémité un peu en forme de cuillère. Elles sont également velues. Le fanon qui est plat n’existe pas chez le mâle. La fourrure est courte, lisse et dense. Les couleurs grises sont les plus répandues (gris garenne, gris lièvre, gris fer et gris acier). Il existe des robes noires, bleues, albinos et fauves. Le mâle pèse en moyenne 6 kg et la femelle de 6 à 8 kg.
Bon à savoir: cette race populaire est élevée davantage pour son standard et pour servir d’améliorateur dans les croisements, que pour sa chair filandreuse. Comptez environ six mois pour que les lapins atteignent leur poids optimal.

Le Géant Papillon Français
Cette race d’origine française bénéficie toujours d’une très grande popularité, notamment chez les éleveurs allemands. Son nom vient de la pigmentation de son nez qui, vue de face, rappelle un peu la forme d’un papillon qui aurait ses ailes déployées. C’est un lapin au corps puissant avec une musculature équilibrée et une ossature moyenne. La fourrure dense et lustrée est blanche et porte différentes taches et des marques noires ou bleues bien délimitées sur la tête et le corps et l’arrière-train, avec une raie bien nette sur le dos.
Bon à savoir: c’est un petit gabarit parmi les géants, avec un poids minimal de 5 kg pour les deux sexes. Mais il est apprécié pour sa chair très fine, sa prolificité et la précocité dont il fait preuve.

Le Géant Blanc du Bouscat
Ce solide lapin a été obtenu par un couple d’éleveurs girondins, M. et Mme Dulon, à partir de croisement entre le Géant des Flandres, l’Argenté de Champagne et l’Angora. Il a été présenté pour la première fois à Paris en 1910. Le corps est allongé et robuste, avec une musculature puissante et bien équilibrée. L’ossature est moyenne, la tête étant plus large chez le mâle que chez la femelle. La fourrure assez longue, dense et lustrée, est blanche, complètement dépigmentée. Ses ongles apparaissent aussi blanc-rosé. Chez le mâle, le poids moyen est de 6 kg. Il est un peu plus important pour la femelle.
Bon à savoir: vigoureuse, cette race est souvent utilisée dans les croisements avec le Néo-zélandais et avec le Grand Russe.

Le Bélier Français
Le standard de ce curieux lapin a été reconnu en 1922. Il a été obtenu par un éleveur parisien, M. Cordonnier, à partir du Bélier Anglais croisé avec des Géants des Flandres et des lapins normands. Le corps est très ramassé, doté d’une ossature forte et d’une musculature puissante, notamment sur les pattes postérieures. La fourrure assez longue et lustrée est en générale grise, noire, brune ou blanche. Sous la gorge, il présente un repli de peau qui fait penser à un goitre. Les deux sexes ont un poids identique d’environ 5 kg, mais il est possible d’obtenir des lapins beaucoup plus lourds.
Bon à savoir: Le bélier se distingue avant tout par ses très grandes oreilles qui retombe de chaque coté d’une grosse tête. Mais c’est une race intéressante pour ses râbles très épais et ses cuisses bien rebondies.

En pratique
Pour la production de chair, il est évidemment plus intéressant d’élever des lapins de grande taille. Les races lourdes possèdent des reproducteurs qui peuvent atteindre en moyenne entre 5 et 8 kg. Mais attention, ce sont des lapins parfois peu fertiles et peu prolifiques, plus difficiles à élever et beaucoup moins précoces. Seuls les jeunes grandissent très vite (ils peuvent prendre en moyenne 40 à 45 g par jour). Cependant cette croissance exceptionnelle demande une alimentation très riche, toujours bien équilibrée et distribuée en grande quantité. Des détails qui influent bien évidemment sur la rentabilité de l’élevage. Leur poids important les rend également inapte à un élevage sur grillage qui entraîne des maux de pattes fréquents. Vous devez les installez dans des cages à litière, profondes et spacieuses.

Le conseil: pour la beauté des fourrures et le côté curiosité, vous pouvez avoir un ou deux couples de races géantes. Mais pour la production régulière de chair à destination familiale, il est préférable que vous ayez des lapins de taille moyenne, plus prolifiques et plus rapides à atteindre l’âge où ils sont bons à consommer.

Les races de format moyen
Il existe dix neuf races moyennes pures de lapins. Certaines sont peu répandues dans les élevages français comme par exemple: le Beveren, le Blanc de Hotot, le Blanc de Vendée, le Californien, le Chamois de Thuringe, le Gris du Bourbonnais, le Grand Russe, le Japonais, le Lièvre belge, le Bleu et Blanc, le Noir et Blanc, le Normand et le Papillon rhénan. Il s’agit le plus souvent de races régionales ou même locales qui présentent des qualités non négligeables, mais n’ont pas réussi à connaître une expansion.

Alaska 
Ce beau lapin serait une création française obtenue à la fin du XIX ème siècle. Le corps est arrondi et massif, avec une musculature fortement exprimée et une ossature moyenne. La fourrure assez fine et dense est noir profond, parsemée de nombreux poils blancs. Le poids oscille en moyenne entre 3 et 3,5 kg pour les deux sexes.
Bon à savoir: facile à élever, cette race de lapin au caractère vif est très prolifique. Elle donne une chair excellente, très appréciée pour sa finesse.

Argenté de Champagne
Le standard de cette race très ancienne (elle est mentionnée dès le milieu du XVIIème siècle) a été fixé en 1912. Le corps est arrondi avec une apparence massive. La musculature est compacte, puissamment développée. La fourrure est dense, assez longue, d’une couleur générale gris bleu ardoise. Les deux sexes atteignent un poids optimal de 4,5 à 5 kg.
Bon à savoir: c’est un beau lapin, très séduisant en élevage qui permet d’obtenir une carcasse à fort rendement.

Fauve de Bourgogne
Les premières traces de l’élevage de cette variété très rustique ont été trouvées en Bourgogne au début du XIXème siècle. Le corps est ramassé et massif, avec une musculature très pissante et une ossature forte. La fourrure dense, assez lustrée, est d’un beau fauve roux uniforme. Le poids moyen chez les deux sexes est de 4 à 4,5 kg.
Notre conseil: la chair ferme et serrée de cette race solide est considérée comme étant une des meilleures. Les qualités d’élevage de ce lapin sont bonnes, avec une croissance souvent satisfaisante.

Néo-zélandais blanc
Contrairement à ce que pourrait laisser son nom, cette race très répandue dans les élevages est d’origine américaine. Elle entre dans la plupart des croisements à la base des souches françaises élevées pour la chair. Le corps très développé présente des râbles bien remplis. La musculature est compacte, répartie régulièrement sur une ossature forte. La fourrure uniforme et dense est blanche. Le poids est de 4 à 4,5 kg.
Bon à savoir: cette variété est le type même du lapin de chair. Croisez-la avec des Fauves de Bourgogne, vous obtiendrez des sujets hybrides à la robe noire dont la croissance rapide est vraiment très rentable.

Bleu et Blanc de Vienne
Ces deux races très proches ont été créées en Autriche. Le Bleu a été présenté pour la première fois dans son pays d’origine en 1895 et le Blanc en 1907. Ils ont été reconnus en France en 1926. Ces deux beaux lapins ont une musculature compacte et puissante, portée par une forte ossature. La fourrure est dense, souple et fine, les yeux d’un gris-bleu intense. Chez le Bleu, on recherche des reflets ardoise. Le poids pour les deux sexes varie entre 4 et 4,5 kg.
Bon à savoir: ce sont des animaux moins rapides à élever que le Fauve de Bourgogne, mais leur chair est excellente. Ils s’adaptent mal à l’élevage sur grillage.

En pratique
Les races moyennes produisent des reproducteurs d’un poids oscillant entre 4 et 5 kg à l’âge adulte. Ce format est actuellement largement utilisé car il assure à la fois une bonne productivité et une rentabilité suffisante. La croissance est un peu moins rapide que celle des races de format géant, mais ils sont en général beaucoup plus prolifiques. Vous pouvez les élever en clapier traditionnel mais ils s’adaptent souvent très bien au grillage.

Les petites races
Il existe une vingtaine de races de petit format. Pour la production de lapins de chair, préférez les races légères telle que l’Argenté Anglais, une forme trapue et musclée d’un poids de 3 kg en moyenne.

Le Brun Marron de Lorraine est plus léger, avec 2,5 kg. Sa robe est uniformément brune, avec les oreilles joliment ourlées de noir.
Le Chinchilla porte une fourrure grise marquée de noir, à reflets bleutés, comme le petit rongeur d’agrément dont on lui a donné le nom. Compact, bien en chair, il pèse tout au plus 3 kg.

La Fée de Marbourg, pèse entre 2,5 et 3 kg environ. C’est un très joli lapin à la robe gris clair très uniforme, y compris les yeux. Les poils sont fins, dous au toucher, le corps rond, râblé.

Le Feu Havane est brun, presque chocolat, avec les yeux entourés d’une auréole plus clair. Cette même teinte se retrouve à l’intérieur des oreilles. Poids: 2 à 3 kg.

Le Hollandais est une race très répandue. C’est un lapin bicolore noir et blanc qui pèse moins de 3 kg. On le considère aussi comme en race d’ornement.

Le Petit Russe est tout blanc, avec des oreilles courtes qui le font ressembler à un lapin d’agrément. Poids: 2 kg.

Citons encore : le Doré de Saxe, le Lynx (à la chair très fine), l’Orylag, le Papillon Anglais, le Petit Papillon, le Perl Fée, le Petit Bélier, le Sablé des Vosges, le Satin Ivoire, le Zibeline.
Les races naines comme le Polonais ou le Nian lion sont plus adaptées aux rôle d’animal de compagnie.

En pratique
Les races de petit format donnent des reproducteurs qui ont un poids moyen idéal compris entre 2 et 3 kg à l’âge adulte. Les qualités d’élevage et la prolificité sont très variables. Ils sont économiques à élever, mais il faut attendre un âge avancé pour obtenir des sujets prêts à la consommation.

Le conseil: Les petites races de chair sont appréciées des éleveurs en raison de leur poids régulier qui correspond bien aux demandes de la boucherie. Ce sont des lapins bien en chair, avec peu de graisse. En élevage amateur, on peut préférer les grandes races et utiliser les petits lapins comme animaux de compagnie, amis des enfants.

Les lapins à fourrure
Ces lapins sont élevés presque exclusivement pour leur belle fourrure qui est utilisée en mélange avec la laine pour obtenir un textile de luxe, doux et à fibre longue. Le nom d’Angora leur est donné car leur fourrure a une texture proche de celle de la chèvre angora dont on utilise le poil pour confectionner la laine mohair. Les lapins angoras sont élevés en France depuis le XIIIème siècle, la région de Bordeaux ayant été le berceau de son développement. Ce sont toujours des animaux de petits formats, avec un poids à l’âge adulte qui varie entre 2,5 et 3 kg en moyenne. Les Angoras se caractérisent par une fourrure longue, avec des poils qui peuvent atteindre 10 cm. Le poil angora est très apprécié pour sa grande douceur, sa solidité et sa chaleur. Un mâle peut produire entre 600 et 800 g de poil par an, la femelle entre 800 et 1200 g. Seuls les lapins adultes sont productifs. La récolte des poils s’effectue par épilation de l’animal, à partir de l’âge de deux mois. On utilise un outillage spécifique. Un Angora est productif jusqu’à l’âge de quatre ans environ. Il peut vivre environ six ans. Vous pouvez également élever des Ex qui possèdent une fourrure courte et veloutée. Quinze variétés de couleurs différentes sont proposées. Moins répandues, le Satin et le Renard présentent un poil dense, soyeux et souple, de longueur intermédiaire entre le l’Angora et le Rex.

En pratique 
L’élevage des lapins à fourrure est beaucoup plus contraignant que celui des races de chair. Il exige un matériel adapté et des soins attentifs constants. Utilisez des clapiers en bois ou en amiante-ciment, avec une litière épaisse, constituée obligatoirement de paille. Cette dernière doit être entretenue plus régulièrement que pour les races de chair, la qualité du pelage de l’animal en dépend. Ajoutez environ 500 g de paille neuve tous les deux jours dans chaque cage et remplacez-la une fois par mois. Ces races ne supportent pas le grillage. Installez des grandes cages individuelles de 0,80 m de large par 0,50 m de profondeur sur 0,50 m de haut. Les cages de reproduction sont plus grandes : 1,10 m de large sur 0,80 m de profondeur et 0,50 m de haut.
Les clapiers doivent être protégés de la pluie et du vent. Pour obtenir un poil de qualité, entretenez la litière régulièrement en ajoutant de la paille tous les 2 jours. Donnez une alimentation riche en protéines. Pour le reste, les règles sont conformes à celles d’un élevage traditionnel.

Le conseil: Pour obtenir une fourrure de qualité optimum, les animaux seront placés dans un local obscur, à l’abri des courants d’air et de l’humidité. Une nourriture riche en protéines est indispensable. Equilibrez par conséquent les rations avec des granulés et des aliments frais, en particulier des feuilles de chou.

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